BNP Paribas Fortis · Concept & Service Designer · 2018-2019

La banque avait les données.
Les commerçants avaient les questions.

BNP Paribas Fortis détenait les données de paiement de ses clients professionnels et cherchait quoi en faire pour les commerçants. Avec six enseignes et les équipes Marketing, Business et IT, j’ai défini le service : des rapports qui répondent à une question de métier, et un accès ouvert au responsable du magasin. Le comité de pilotage a approuvé le développement ; l’usage n’est pas mesuré ici.

Explorer le prototype reconstruit

4objectifs pour organiser les rapports
15 → 2étapes dans le parcours d’accès proposé
6/6enseignes participantes ont validé le concept
Goaccord pour le développement
01La question des commerçants

Un besoin précis : comparer plusieurs magasins avec peu d’outils.

  • Les entretiens ont permis de distinguer les enseignes déjà bien équipées de celles qui manquaient de repères pour comparer leurs points de vente.
  • C’est ce second groupe qui a donné au projet son périmètre : comprendre les écarts entre magasins, l’évolution de la clientèle et la position dans le secteur.

Comparer, agir, donner accès : trois responsabilités dans un même commerce.

  • Le responsable d’enseigne compare plusieurs magasins. Le responsable d’un point de vente cherche ce qu’il peut améliorer dans son activité.
  • Le titulaire du contrat gère les accès et les paramètres du service. Ces responsabilités devaient rester compréhensibles pour chacun.

J’ai traduit ces différences en vues et en réglages adaptés, avec une explication de l’effet des seuils sur les rapports.

02Des filtres aux rapports

Quatre rapports qui répondent à une question, à la place de filtres à explorer.

  • Le premier concept demandait au commerçant de choisir ses données et de les interpréter. En entretien, les commerçants attendaient une réponse plus directe.
  • J’ai structuré chaque rapport autour d’un besoin, d’un indicateur et d’une explication permettant d’examiner une action possible.

Le prototype posait alors une question testable : le commerçant comprend-il ce que ces données changent pour son magasin ?

Deux logiques comparées : un catalogue d’indicateurs ou quatre objectifs métier.

  • Le benchmark distinguait plusieurs types de données : le passage devant un commerce, les paiements et les profils de clientèle agrégés.
  • J’ai utilisé ces références pour travailler avec les équipes sur la forme du service : quelles questions traiter et quelle interprétation apporter.

Relier chaque donnée à une question de métier.

  • Les données de paiement pouvaient éclairer la clientèle, le quartier et le secteur. Il fallait identifier les comparaisons utiles aux commerçants.
  • J’ai animé ce travail avec les équipes pour rapprocher les possibilités de la donnée des besoins relevés en entretien.
  • Les comparaisons ont été regroupées en quatre catégories : Aujourd’hui, Performance, Vos clients et Votre marché.
03L’accès au service

Le contrat bancaire était au nom du titulaire ; les rapports servaient au responsable du magasin.

  • Les données d’usage du portail révélaient une première difficulté : beaucoup de clients professionnels ne l’utilisaient pas régulièrement.
  • L’accès dépendait du titulaire du contrat bancaire. Celui-ci n’était pas nécessairement la personne qui gérait le magasin.

J’ai traité l’accès comme une partie du service : les rapports et leur ouverture forment un même parcours.

Inviter le responsable du magasin depuis le contrat existant.

L'accès passe par l'environnement sécurisé de la banque, réservé au titulaire du contrat.

Quinze étapes dans le parcours initial, deux dans le parcours proposé.

  • Le parcours proposé s’appuie sur le contrat professionnel existant.
  • Le titulaire envoie une invitation ; la personne ouvre le service sur son téléphone, sans installation.
04Les rapports en pratique

Chaque rapport dit l’écart, ce qu’il représente et ce qu’il exclut.

Les écrans ci-dessous reconstruisent les principes du concept avec des données de démonstration : expliquer le chiffre, situer la comparaison, simplifier l’accès.

Que faire de ces chiffres ?

Les entretiens montraient que des chiffres lisibles ne suffisaient pas. Les commerçants avaient besoin de repères pour comprendre une évolution et envisager une réponse.

Le graphique est accompagné d’une interprétation.

  • Le rapport montre l’écart, son contexte et une piste à examiner.
  • Les libellés expliquent le chiffre ; la couleur reste un repère complémentaire.
  • Cette lecture prépare la discussion sur les horaires, l’offre ou la fidélisation.
Reconstruction : l’écart est accompagné d’une explication et d’une piste à examiner, pour préparer la décision du commerçant.

Que représente ce chiffre ?

Le périmètre des données exclut les espèces et certains paiements. Chaque comparaison doit donc préciser ce qu’elle représente.

La source et le calcul restent accessibles.

  • À côté de l’indicateur, une aide précise les données utilisées et le calcul.
  • Les seuils sont ceux que le titulaire a définis lui-même.
  • Les limites de lecture sont accessibles au moment de consulter l’indicateur.
Reconstruction : l’aide détaille les données prises en compte, sans quitter le rapport.

Comprendre l’évolution de sa clientèle.

Les données sont anonymes et agrégées. Elles permettent d’observer des tendances, sans identifier ni contacter une personne.

Rendre visibles la fidélité, le renouvellement et la provenance.

  • Le rapport distingue les clients gagnés, fidèles et perdus.
  • Une synthèse aide à distinguer croissance de la clientèle et fidélisation.
  • La carte situe la clientèle par commune. Les chiffres affichés dans cette reconstruction sont illustratifs.

À quoi comparer mon magasin ?

Le premier concept demandait de configurer les comparaisons. Il fallait rendre le choix du repère plus simple et expliquer ce qu’il recouvrait.

Un repère sectoriel expliqué dans le rapport.

  • Le prototype situe le commerce parmi six secteurs de proximité.
  • La comparaison utilise des données agrégées, sans nommer une enseigne concurrente.
05Validation et passation

Six enseignes sur six ont validé le concept ; le comité a ouvert le développement.

Validé par les six enseignes en entretien. Un accord sur la direction du premier produit.

Léonidas s’est engagé comme client pilote, sous réserve du prix, avant tout développement.

Le comité de pilotage a approuvé le passage en développement. L’équipe Agile pouvait préparer les estimations, les user stories et la feuille de route.

Explorer le prototype reconstruit

Transmis : la recherche, le concept et le prototype navigable.

  • J’ai transmis ces trois pièces pour garder le lien entre les besoins relevés et la solution proposée.
  • Les parcours d’accès étaient documentés en user stories, avec les rôles et l’invitation.
  • Le périmètre partagé précisait ce que le premier produit devait tester et ce qui viendrait ensuite.

Le cas s’arrête au feu vert du comité ; l’usage par les commerçants n’est pas mesuré ici. Léonidas a dit oui avant qu’on développe le produit.

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